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Histoire
Hector Tongre-Notre-Dame
Activités Proposées La confrérie
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La confrérie des merciers.C'est Baudouin II, comte de Hainaut, qui aurait érigé la confrérie des merciers en la chapelle Notre-Dame de Tongre dès 1093. A cette époque, quelques confréries de merciers (commerçants) existaient déjà sous le patronage de Saint-Michel. Il les aurait rassemblées dans une sorte d'archiconfrérie sous le titre et l'invocation de la Vierge de Tongre. Les constitutions et droits particuliers auraient été préservés. Le pape Urbain II l'aurait approuvée et enrichie de nombreux avantages. Moyennant une cotisation, les membres de la confrérie avaient pour avantages l'exonération des taxes de passage des barrières, d’étalage et autres. Ils avaient également pour obligation, le respect des poids et mesures. Ils recevaient donc le label de "Bon commerçant honnête". Ils avaient également comme autres obligations de payer la dîme (l'impôt) à l’église de Tongre-Notre-Dame, d'y tenir assemblée et de participer à la vie de l’église. Le 5 août 1391, le duc Albert de Bavière, comte de Hainaut, confirme les constitutions et privilèges de cette archiconfrérie. Tout nouveau mercier devra faire serment à Notre-Dame, au roi, chef de la confrérie, et aux autres confrères. Il s'engagera à travailler en toute honnêteté et à respecter les droits et ordonnances réglementant le métier. Comme inscription, il payera deux livres de cire au profit de la chapelle de Tongre et dix Sols Tournois de vin pour le roi et ses confrères. Si cela est nécessaire, il versera en plus une livre de cire par an. Dans chaque ville, un lieutenant du roi veillera à assurer les droits et à maintenir les privilèges de la confrérie. Toute infraction au règlement sera frappée d'une amende dont une partie sera perçue au bénéfice de la chapelle de Notre-Dame. Le 7 septembre, veille de la fête de la Nativité, les merciers se réuniront à Tongre pour écouter le rapport du roi, responsable en exercice. S'ils s'accordent sur sa gestion, ils le rééliront. Sinon, ils désigneront un nouveau roi. Charles de Bourgogne approuve ces privilèges le 3 août 1469. Le 24 février 1486, Philippe, archiduc d'Autriche, y ajoute deux clauses. Les confrères ne pourront plus invoquer un droit de franchise acquis hors du pays pour éluder le droit dû à Notre-Dame et à sa confrérie. Leur présence à la procession sera désormais obligatoire sous peine d'amende. Charles V en 1521, Philippe II en 1569 et Albert et Isabelle en 1615, maintiennent ces statuts. Quoi qu'il en soit de son origine, cette institution existe au 17ème siècle. En 1629, Urbain VIII la dote de nombreuses indulgences. En 1650, Innocent X privilégie en sa faveur le maître-autel de l'église de Tongre. Alexandre VII, en 1658 et 1665, et Clément X en 1672, confirment cette décision. Début d’une confrérie purement religieuse
Tout chrétien peut en faire partie. Il doit simplement régler un droit d'inscription et payer une cotisation annuelle. Il reçoit alors une médaille de Notre-Dame de Tongre qu'il portera avec respect. Il est invité à réciter chaque jour l'Ave Maria avec l'invocation «Notre-Dame de Tongre, priez pour nous». Il s'efforcera de communier souvent, de réciter le rosaire et de célébrer les fêtes de la Vierge avec une dévotion particulière. Le 24 janvier 1948, de nouveaux statuts sont approuvés par Monseigneur Etienne Carton de Wiart, évêque de Tournai. Le postulant veillera tout d'abord à se confesser, communier et réciter l'oraison à Notre-Dame de Tongre. Il prendra ensuite connaissance des statuts, se fera inscrire au registre de la confrérie et recevra le diplôme d'admission. S'il en a les moyens, il payera dix Francs de droit d'inscription et cinq Francs de cotisation annuelle. Une fois confrère, il s'efforcera d'assister à la messe et de participer aux sacrements lors des fêtes de la Vierge. Il veillera à se rendre chaque année en pèlerinage à Tongre. Il priera chaque jour et récitera le chapelet chaque semaine. Dans sa vie familiale, sociale et professionnelle, il adoptera une attitude correspondant à ses exigences de foi et de pratique religieuse, Le produit des offrandes et cotisations servira a l'ornementation de la chapelle. Des messes seront célébrées pour les confrères malades et décédés. Le curé de Tongre-Notre-Dame est à perpétuité le directeur de la confrérie. L'association restaurée inscrit ses premiers membres le 2 février 1948. Ils sont 1600 en 1949, plus de 4650 en 1952, 8000 en 1968 et près de 12000 en 1981. Depuis 1949, les confrères reçoivent un journal périodique: "La Petite Voix de Tongre". |